Serre-joint à ressort : la pince qui tient toute seule

On l'ouvre, on la pose, on la lâche : la pince à ressort ne demande aucun réglage, d'où son succès et ses limites.

Mis à jour le 25 septembre 2026

Le principe

Deux branches articulées sur un axe, un ressort qui les referme. La force de serrage est celle du ressort : elle ne se règle pas et elle augmente avec l'ouverture, puisque le ressort est alors plus tendu. Mais près de l'ouverture maximale, les mors ne sont plus parallèles et la prise devient fragile. En pratique, une pince tient le mieux sur une pièce qui occupe la moitié aux deux tiers de son ouverture.

C'est la forme la plus simple de pince serre-joint, et le plus simple de tous les types de serre-joints. La pince-étau, l'autre membre de la famille, se verrouille à la main et relève d'un autre usage.

Tailles et forces

Ouverture maximaleLongueur de la pinceForce indicativeUsage type
20 à 30 mm10 à 12 cm2 à 5 kgModélisme, papier, petites baguettes
40 à 50 mm15 à 17 cm5 à 10 kgChants, placages, gabarits légers
60 à 75 mm20 à 23 cm8 à 15 kgBâches, tasseaux, panneaux fins
90 à 100 mm25 à 30 cm10 à 20 kgMaintien de planches, bordures épaisses

Forces indicatives : peu de fabricants publient ce chiffre et il varie avec l'ouverture. Même la plus grande pince reste dix fois moins puissante qu'un serre-joint rapide standard.

Plastique ou acier

Pour le bois, le nylon renforcé convient presque toujours. L'acier se justifie pour le travail de la tôle fine ou près d'une source de chaleur.

Où elle excelle, où elle ne suffit pas

La pince à ressort brille quand il en faut beaucoup, vite : quinze pinces posées en une minute le long d'un chant plaqué, une bâche tenue sur un échafaudage, un placage maintenu sur une courbe. Elle sert aussi de butée ou de troisième main.

Elle ne suffit pas pour presser un assemblage collé : un tenon, un bord à bord ou un caisson demandent des dizaines de kilos par point. Passez alors à un serre-joint de menuisier ou, pour les petites pièces, à un petit serre-joint à vis.

Comment la choisir

  1. Prenez deux tailles : une petite (40 à 50 mm) et une grande (75 à 100 mm) couvrent la plupart des besoins.
  2. Achetez en nombre : les pinces s'utilisent par lots de six à douze, et leur prix unitaire baisse fortement en lot (voir le comparatif des lots).
  3. Vérifiez les mors pivotants : ils répartissent la pression et évitent que la pince glisse sur un chanfrein.
  4. Testez le ressort en magasin : il doit s'ouvrir d'une main sans crispation. Un ressort trop dur fatigue la main quand on en pose vingt.

Modèles conseillés

Bessey Clippix — la plus durable

Nylon renforcé de fibre de verre, mors pivotants, plusieurs tailles de 20 à 100 mm environ selon la série. Ressort bien calibré, axe qui ne prend pas de jeu. Voir la fiche Bessey.

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Wolfcraft — le lot d'atelier

Pinces en plastique renforcé vendues par lots de tailles mélangées, très présentes en grande surface. Suffisantes pour un usage amateur régulier. Voir la fiche Wolfcraft.

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Lots génériques de 10 à 20 pièces — pour la quantité

Pour tenir des bâches, des plans ou des chants fins, un lot sans marque rend service. Vérifiez à réception que les axes sont métalliques : les axes plastique cèdent les premiers.

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Combien de pinces à ressort pour plaquer un chant ?

Une tous les 5 à 8 cm, en quinconce si possible. Sur un chant de 60 cm, comptez huit à dix pinces. Pour un chant épais ou un bois qui résiste, intercalez un serre-joint rapide tous les 20 cm.

Ma pince à ressort glisse, que faire ?

Elle est ouverte presque au maximum, ce qui met ses mors de biais, ou ceux-ci sont couverts de colle sèche. Prenez une taille au-dessus, ou grattez les mors. Un morceau de papier de verre collé sur chaque mors améliore l'adhérence sur un bois ciré.

Peut-on changer le ressort ?

Rarement. Sur les pinces acier, le ressort est serti ; sur les pinces plastique, il est prisonnier de l'axe. Une pince qui ne serre plus se remplace.