Serre-joint en bois

Avant l'acier, les menuisiers serraient au bois. Trois formes ont survécu parce qu'elles font encore mieux que le métal dans certains cas.

Mis à jour le 25 septembre 2026

Trois outils sous le même nom

Le serre-joint en bois n'est pas une curiosité de musée. Trois formes restent vendues et utilisées :

Ne le confondez pas avec le serre-joint de menuisier, dont seule la poignée est en bois : le rail et les mâchoires y sont en acier.

Comparaison des trois formes

FormeOuvertures courantesForceAtout principalLimite
Presse à double vis5 à 30 cmMoyenne, bien répartieSerre en biais, surface d'appui largeRéglage à deux mains, un peu lent
Serre-joint à came15 à 100 cm environFaible à moyenneTrès léger, serrage en un geste, ne marque pasForce limitée par la came
Presse à vis boisSelon fabricationMoyenneSe fabrique entièrement à l'atelierVis bois sensible à l'humidité

Ce que le bois fait mieux que l'acier

Où il faut de l'acier

Pour coller un plateau, un plan de travail ou un caisson qui demande plusieurs centaines de kilos de serrage, le bois ne suffit pas : prenez des dormants. Pour le métal ou la chaleur, un serre-joint en C. Et pour un maintien rapide d'une main, un serre-joint rapide reste plus pratique.

Le fabriquer

Le serre-joint à came est le plus simple à réaliser. Il faut :

  1. Un rail en hêtre ou en frêne de 20 × 40 mm environ, ou un plat d'aluminium.
  2. Deux bras en hêtre de 25 à 30 mm d'épaisseur : un collé et chevillé en bout de rail, un coulissant avec une mortaise ajustée au rail.
  3. Un trait de scie dans la longueur du bras mobile, qui le rend légèrement flexible.
  4. Une came excentrique en bois dur, tournant sur un axe en acier, qui écarte le trait de scie et pousse la mâchoire.
  5. Du liège collé sur les faces de serrage.

La presse à double vis se fait avec deux mâchoires en hêtre de 30 × 40 mm et deux tiges filetées M10 ou M12 avec écrous et poignées. Les plans détaillés sont sur la page fabriquer un serre-joint.

Comment les choisir

  1. L'essence : hêtre, érable ou frêne. Un bois tendre s'use et se fend autour des vis.
  2. La finition : huile ou cire, jamais de vernis épais qui colle à la colle vinylique.
  3. Les vis : acier à filetage fin ou trapézoïdal plutôt que bois, pour la durée de vie.
  4. Le nombre : les serre-joints à came s'achètent par six ou huit ; un collage de table de guitare en demande souvent davantage.

Modèles recommandés

Klemmsia — le serre-joint à came de référence

Rail et bras en bois dur, came excentrique, mâchoires garnies de liège. Plusieurs longueurs selon le fabricant. Très apprécié en lutherie et pour les petits collages délicats.

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Presse à main à double vis — pour les pièces en biais

Deux mâchoires en bois dur, deux vis acier. Jorgensen est la marque la plus connue ; la disponibilité en France dépend des vendeurs. Utile aussi comme petite presse d'établi posée à plat.

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Pourquoi les luthiers utilisent-ils des serre-joints en bois ?

Parce qu'ils sont légers, ne marquent pas l'épicéa ni l'érable, et qu'on peut en poser une vingtaine sans charger la pièce. La force modérée de la came suffit à coller une table ou un barrage sans écraser le bois.

Un serre-joint en bois dure-t-il longtemps ?

Oui, s'il est rangé au sec et nettoyé de la colle. Le point d'usure est la came ou le filetage bois ; les vis acier tiennent des décennies. Voir l'entretien des serre-joints.

Les autres familles sont présentées sur la page types de serre-joints ; l'histoire du serre-joint raconte le passage du bois à l'acier. Pour comparer avec une vraie presse d'établi, lisez serre-joint ou presse.